Les différentes techniques utilisées par les fermes de CBD

Publié le : 20/10/2019 18:40:46
Catégories : Actualité du CBD

Il existe différentes techniques de culture pour le développement de plants de cannabis qui fourniront le précieux CBD. Certaines d’entre elles nécessitent des installations sophistiquées avec un contrôle constant de l’environnement. Celles-ci intéressent souvent les fermes pour leur rendement optimisé. Nous allons détailler les diverses techniques à disposition des cultivateurs.

La culture en terre

Commençons par la méthode la plus simple et traditionnelle, où la plante évolue en pleine terre dans un terreau de qualité, apportant perméabilité et oxygénation. Celui-ci pourra être enrichi par des engrais ou des amendements à diffusion lente, qui se dégraderont petit à petit dans le sol. Celui-ci est constitué d’une vie microbienne qui s’avère très bénéfique au développement du plant.

Cette méthode nécessite moins d’arrosage et d’engrais que d’autres dispositifs. La terre apporte déjà une bonne partie des nutriments nécessaires. Le développement des terpènes est optimisé de cette façon. Ce mode de culture est probablement celui qui offre le plus d’arômes à la fleur de CBD.

La méthode de l’hydroponie

Ce mot provient du grec « hydro » qui signifie eau et « ponos » correspond au travail. Il s’agit d’un procédé de culture hors-sol. La terre est remplacée par un substrat neutre et inerte, c’est-à-dire qu’il ne contient pas d’éléments nutritifs. Celui-ci maintient simplement la plante en place et permet le développement du système racinaire.

3 types de substrats sont utilisés :

-          La fibre de coco : elle est fabriquée avec la substance fibreuse qui se trouve entre l’enveloppe externe et la noix de coco. Elle apporte un bon drainage, une bonne aération et une excellente rétention de l’eau. Elle possède des propriétés antibactériennes et antifongiques. Elle est biodégradable et renouvelable.

-          La laine de roche : elle est issue du basalte transformé par des procédés industriels similaires à l’activité d’un volcan. Celle-ci est connue pour son potentiel à retenir l’eau et les nutriments. Elle nécessite des arrosages réguliers, mais en petite quantité.

-          Les billes d’argile : la roche argileuse est chauffée dans un four à 1200°, où elle se dilate pour former des billes très poreuses. Celles-ci drainent parfaitement l’eau et apportent une excellente oxygénation. Ce produit 100% minéral est recyclable et durable.

Les substrats sont irrigués par des solutions composées d’eau et d’engrais. Ceux-ci sont dosés avec précision pour apporter les nutriments, minéraux et oligo-éléments indispensables au bon développement de la plante. L’irrigation est réalisée soit par un système de percolation (goutte à goutte) soit par subirrigation.

Le premier consiste à diffuser la solution à la base du plant avec des goutteurs. Les quantités et fréquences d’administration sont contrôlées avec précision.

Le second se pratique à l’aide d’une table à marée. L’eau enrichie en nutriments submerge totalement le substrat, pour être ensuite évacuée, selon des cycles définis.

La qualité de l’eau s’avère essentielle en hydroponie. Le PH (niveau d’acidité) et l’EC (richesse en sels nutritifs) doivent ainsi constamment être surveillés.

Cette méthode augmente les rendements avec des cycles de croissance et de floraison accélérés. Mais la qualité gustative s’avère malheureusement souvent altérée.

Le cannabis en aquaponie

Le terme est issu de la contraction entre « aquaculture » (élevage de poissons) et « hydroponie » (culture hors-sol). L’aquaponie consiste à créer un écosystème vertueux interdépendant où les déchets d’une entité deviennent la nourriture de l’autre entité.

Il est constitué d’une part d’un aquarium, dans lequel les poissons sont nourris et produisent des déjections. Cette eau riche en azote irrigue le bac à culture constitué de substrats et bactéries. Celles-ci transforment l’ammoniaque, issu des déjections, en nitrates essentiels à la croissance de la plante. L’eau ainsi filtrée s’évacue à nouveau dans l’aquarium.

Cette technique se révèle très écologique et durable, économe en eau et en énergie, elle ne nécessite pas d’engrais, aucun gaspillage n’est réalisé. Elle offre un CBD naturel et de qualité.

La culture en aéroponie

Vous l’aurez compris ce mot vient également du grec, « aero » signifiant air et « ponie » travail. Les racines ne se développent pas dans un substrat, mais sont maintenues en suspension dans l’air.

Le système prévoit la brumisation d’une solution nutritive sur les racines, à intervalles réguliers. Ceux-ci sont programmés en fonction des besoins de la plante. La disponibilité en eau et en oxygène s’avère optimale.

La croissance se trouve considérablement accélérée pour d’impressionnants rendements et des fleurs de qualité.

Mais cette technique demande une maîtrise parfaite de l’environnement. La température doit rester stable, les racines étant plus sensibles aux écarts. Le PH et l’EC sont également surveillés en continu pour éviter les fluctuations.

 

Rédaction du texte par : Céline

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